J'écoute : Cynthia Harrel "Snake Eater"
Je regarde : la ville la nuit
Je lis : pix'n love / modulations
Je joue : quand je peux
Je mange : pas des masses
Je bois : trop... *burp*
Je cite : "Et mainenant, où va aller le nouveau-né ? le net est vaste et infini..."
Je pense : ça ira mieux demain
Je rêve : encore et toujours
(mis à jour mercredi 13 août 2008 à 22:12)

27/09/2006

27/09/06 - 00:45

dans le train

Ce matin je suis allé à mon Université pour effectuer mon inscription pédagogique. Bon. Sachant que j'habite en banlieue sud et que je vais en zone 5 en banlieue est, je me tape environ 1h15 de transports (RER) ce qui est relativement respectable pour une Fac.

Car en effet je suis donc officiellement étudiant en Arts & Technologies, mention Enregistrement Sonore à l'université de Marne-la-Vallée !!!!! Après une année de prépa L un peu chaotique il s'agit donc d'une réorientation que je me tâte de découvrir!! houaaaaa...

Je me cale dans le métro et je dispose donc du temps nécessaire pour parcourir un CD complet. Ne sachant que prendre je me suis un peu à la va-vite dirigé vers un album que je n'avais jusque-là que survolé :


Sigur Ròs, 'Takk'

J'ai pu prendre connaissance de ce groupe assez sommairement il y a un an environ après avoir vu le film 'Mysterious Skin' de Gregg Araki (que je conseille bien sûr). Très touché par le récit et surtout la mise en image, j'ai retenu le morceau de fin que je su ensuite : 'Samskeyti' de Sigur Ròs.


En réalité je n'avais jamais écouté 'Takk' jusqu'à maintenant, et de l'avoir entendu durant le trajet m'a... olala... véritablement transporté (uhuh). La transmission émotionnelle fut TRES intense, surtout lorsque le RER s'est mis à sortir de terre pour dévoiler à travers ses vitres des étendues de verdure bien caractéristiques du Grand-Paris mais méconnues de la Capitale intra-muros. Un peu ce genre de paysage de bord d'autoroute :


Je crois que j'aurais pu cracher mon coeur à force de le sentir se percuter si fort contre ma cage thoracique.
En arrivant à ma Fac j'étais tout tremblant et prêt à me pisser dessus au sortir de ce voyage sonore et émotif, et là, c'est ce sur quoi donne la gare de RER :


oui ça fait très guimauve-playmobil tout ça je sais !

Pi au secrétariat la surprise survint : 'Ah non on s'est trompé sur la convocation, en fait c'est jeudi même heure! Au revoir.'

...bon... Pi après coup j'me suis rendu compte que j'étais tellement bien là, en pleine banlieue lointaine, que j'ai été pris d'une soudaine répulsion en pensant au retour à Paris (surtout à Paris) avec ce passage inévitable à Châtelet (le carrefour de toutes les âmes perdues et errantes de la ville, où tout humain lambda se doit de devenir misanthrope)... J'ai été pris d'une envie de m'enfuir loin de cette ville surchargée et plombante...

finalement, pour le retour je me suis recalé le CD de Sigur.

24/09/2006

24/09/06 - 18:19

(mes dimanches...) *'Medecine Eater' < Yoko Kanno & Hajime Mizoguchi*

Il a l'air de faire froid dehors... au point que je n'ose pas ouvrir ma fenêtre pour évacuer les multiples miasmes qui m'entourent. Comme j'ai allumé ma lampe de chevet, surmontée d'un abat-jour maronnasse, une flaque de rayons légèrement brunis parcourt le huis clos où j'ai l'habitude de dormir et de m'occuper, et que - fatalement - j'appelle ma 'chambre'. La pénombre du dehors que surplombent de lourds nuages grisonnant comme les cheveux de ma grand-mère aspire le peu de lumière dont je profite. Allongé sur mon pieu, je suis des yeux le tissu de fumée qui s'échappe du cône d'encens en train de cramer sur mon étagère, pour bientôt sentir mon esprit s'élever avec lui et se réduire à de minuscules grains de poussières voletant, puis à de minuscules molécules en suspension, enfin à un immense rien. Perdu en quête d'absolu psychique et d'égarement de moi-même, je repense à cette inscription gravée dans le jardin de Victor Hugo à Guernesey : 'Immensité dit l'Être, Eternité dit l'âme'. Songeant quelque peu au profond gouffre de signification qu'évoque cette formule, et ce qu'elle nous figure de dualité et double fonction de notre personne humaine, véritable alliage d'espace et de temps, de physique sensitif et d'esprit réflexif, réciproquement dépendants et aboutissant à un tout final indissociable, je me sens vaciller et finalement me précipiter dans cette crevasse de sommeil. À mon réveil les nuages ne se sont pas dissipés. Il a l'air de faire froid dehors...

19/09/2006

19/09/06 - 01:18

petit souci = réédition d'un post

mes 5 derniers jours ont fait l'objet d'une petite escapade chez mère-grand dans le ti-bled charentais d'Angoulême. Alors oui il n'y a effectivement pas grand-chose à voir ou à faire mais le dépaysement est bien efficace ce qui m'a permis de me ressourcer un peu avant ma - brrrr - rentrée imminente.

alors Angoulême le soir ça ressemble à ça



Bon c'est vrai y a que dalle ni personne mais il n'empêche que c'est bôôô toutes ces vieilles pierres grises comme le ciel. Le vieil Angoulême et son quartier piéton est parsemé de pavés anciens, vieux lampadaires aux lumières vermeilles, murs vétustes et parfois rares étrons canins (malheureusement). Le vent de la campagne vient s'engouffrer dans les rues étroites au point que l'on respirerait le parfum des tournesols en sortant de chez soi.

Et quelle surprise fut que la découverte des vieux disques de mon pater avec parmi eux un spécimen de Terry Riley, à savoir...

oui poppy nogood and the phantom band. Il s'agit d'un bien agréable morceau psyché de 15 minutes environ constitué de toute une floppée de sons plus ou moins électroniques (ou organiques, je sais pas trop), à écouter en planant avec un peu d'encens (ou d'autre chose).

Mais Angoulême (là je fais un petit instant promo) c'est aussi de la campagne, de la verdure, des champs...


et il n'y a rien de plus agréable que de se perdre dans de vertes (ou jaunes) contrées vides de présence humaine pour se retrouver un peu seul avec soi-même et se reposer en ne pensant à rien d'autre qu'à ce mince courant d'air frais qui nous fouette les joues (et pince le cul).

pour finir ce post je mets une tof du coucher de soleil carmin auquel j'ai eu droit (soleil qui annonce toujours un lendemain très venteux - merci mémé - )


- vive la grisaille parisienne -

18/09/2006

18/09/06 - 14:36

les belles surprises des rues parisiennes

après avoir galériquement cherché l'adresse d'une galerie qui n'existe pas, je tombe avec ma chère camarade de sorties artistiques (la blague) sur la rue du...



ouai ouai bon j'imagine que la supercherie n'a pas échappé à vos yeux ébahis...

le plus drôle fut, plus tard dans le 13ème, la vue d'un authentique modèle de voiture :


j'ai nommé la 2CV-Picasso!!!! preuve à l'appui


qu'est-ce qu'on voit plus j'vous jure

06/09/2006

06/09/06 - 20:42

il y a 20 min...

...très bonne surprise sur nova !! un bootleg radiohead du morceau "everything in its right place" (morceau présent dans la BO de Vanilla Sky, mais surtout tiré d'un des très rares albums dub-electro du groupe - y en a eu que 2 - à savoir "Kid A"). Craquage immédiat et ouverture instantanée de mes shakras à l'écoute du titre que -je le sens- je ne vais pas réussir à me procurer...



Un lien pour écouter le magik-bootleg
http://media.phonicarecords.co.uk/EVERY01_1.mp3

EnJoY