J'écoute : Cynthia Harrel "Snake Eater"
Je regarde : la ville la nuit
Je lis : pix'n love / modulations
Je joue : quand je peux
Je mange : pas des masses
Je bois : trop... *burp*
Je cite : "Et mainenant, où va aller le nouveau-né ? le net est vaste et infini..."
Je pense : ça ira mieux demain
Je rêve : encore et toujours
(mis à jour mercredi 13 août 2008 à 22:12)

22/06/2006

22/06/06 - 22:56

fête de la musique

Comme tous les ans en ce jour inaugural de la chaude saison, les rues de la capitale française se transforment en boîtes à musique plus ou moins variées et génératrices de décibels. 'Ouai! Bon plan pour sortir!' se dit-on... bah en fait euh... comme tous les ans, on se retrouve avec une bande de potes croissant tout au long de la soirée, alimentée en éléments humains qui me sont pour la plupart inconnus. Passé un certain summum, on finit fatalement par se perdre et errer à 3 ou 4 à la recherche des autres camarades, profitant finalement si peu des plaisirs (hum) auditifs supposés de cette soirée...

Alors après avoir reçu un coup de fil, je suis amené à rejoindre un premier ami 'A' sur les quais rive gauche en face de Notre-Dame de Victor Hugo. Les 30 minutes de trajet métro ayant suivi un maigre '30/40' au code, j'arrive à Châtelet d'une humeur jovialement en-deçà de celle d'une fête. À la recherche du pauvre ami 'A', je me tape les quais direction l'Est - marche entrecoupée de coups de fil 'putain! t'es où?! kektufous?!' - jusqu'à arriver aux quais de Jussieu... - 'rrah merdeu! t'es con! on est à deux minutes de Notre Dame j't'ai dit! reviens!' -
potentiel jovial de mon humeur : -100
Finalement je les retrouve, sur le point de partir. Bon. Heureusement j'ai aussi prévu de retrouver ma chtite Bonobo (souvenez-vous, les buttes-chaumont) rue Gay Lussac. Nous nous joignons tous deux à un groupe de potes de médecine, bien flippés sur la bouteille ('gnah! c'est MA bouteille! Pas toucheeeeer'). On les abandonne malencontreusement à St-Mich' (ouai, j'suis un mec branché...) pour nous retrouver à 4 motivés par le but de nous rendre sur le Pont des Arts afin d'y retrouver 3-4 autres amis, ce qui ne sera bien évidemment pas le cas.



Arrivés au pont (où il n'y avait absolument que dalle), nous prenons racine une petite heure sur un quai aménagé en pseudo-danceflour dans le but d'attendre d'hypothétiques compagnes et compagnons... Ceci a en réalité constitué la meilleure partie de la soirée (on était assis, avec de la musique). Un coup de fil survient et nous somme de revenir à Notre-Dame... En proie à un fatal élan de motivation, nous décalons donc nos petits culs (eh oui! petits!). La lumière orangée des lampadaires plonge les étroits pavements bordés à droite d'un mur, à gauche de la Seine, dans une mer diffuse de lumière variant selon que l'on se trouve tantôt sous un pont, tantôt en plein air, tantôt entourés de bââtiments. Ce long périple sur fond de percus, djembés résonnant et s'estompant au fil du parcours, et de bolas et phares rougeoyants, nous a pris une petite demie-heure, où nous crûmes à chaque seconde mourir noyés dans le fleuve ou bien sous les effluves de binouze. Mais tant bien que mal, en file indienne, impassibles et le regard vides, nous avons traversés cette mer de corps prête à nous submerger à chaque instant et arrivons à l'endroit indiqué pour ne voir...personne...
Un rescapé de la troupe nous informe en guide que les autres sont partis à Jussieu par les quais et que l'on doit les rejoindre, ou les attendre.... a a a a a, la blague!
On se retrouve à 5 à St-Michel (marre d'être branché), où, poussé par ma fatigue et l'horaire du dernier métro, je pars retrouver mon foyer.

Pour une fois, j'ai l'étrange impression d'avoir plus profité de la 'fête' à 4 qu'à 18 (comme auparavant). La technique, c'est de ne pas excéder 5 personnes et de ne rien prévoir, sous peine de finir par courir derrière untel dans le métro ou dans la seule rue vide de son de tout Paris.
prochaine étape : la Gay Pride!!

commentaires

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.