J'écoute : Cynthia Harrel "Snake Eater"
Je regarde : la ville la nuit
Je lis : pix'n love / modulations
Je joue : quand je peux
Je mange : pas des masses
Je bois : trop... *burp*
Je cite : "Et mainenant, où va aller le nouveau-né ? le net est vaste et infini..."
Je pense : ça ira mieux demain
Je rêve : encore et toujours
(mis à jour mercredi 13 août 2008 à 22:12)

21/04/2007

21/04/07 - 14:30

Sigur Ròs - "Svefn-g-englar"




Il est rare que je me permette de mettre quelqu'un mal à l'aise en lui dédiant un post... cependant je me suis dit que je ne pouvais pas passer à côté cette fois-ci.

Il est rare aussi que le ressenti me saisisse au point que les mots ne viennent ni dans ma tête, ni dans ma bouche, ni dans mes doigts... le coeur suffit, alors je ne vais pas me risquer à te raconter l'ineffable. Je n'ai pas grand-chose à dire, et encore moins à écrire.

J'espère juste réussir à transmettre tout ce ressenti en une chanson que tu reconnaîtras bien sûr, et en un mot,



MERCI




une dernière chose, regarde autour de toua, tu verras que bien souvent en général le vide se remplit^^

03/04/2007

03/04/07 - 14:18

Cliff Martinez - "Is that what everybody else wants" (from "Solaris")



C’est quand je suis sorti du ventre de ma mère, le 1er août 1987 à midi dans un hôpital de Courbevoie, que j’ai commencé à mourir, comme tout le monde.

Et pourtant, être né à l'heure la plus chaude du jour le plus chaud de l'année ne m'empèche pas de porter sous ma poitrine un coeur de givre.
Je suis quelqu'un de frileux, quelqu'un qu'une simple preuve d'indifférence ou d'ignorance refroidit jusqu'au os, quelqu'un qui pour survivre doit se vêtir de l'affection et de l'amour des autres.

Je descendais l'avenue des Gobelins depuis Place d'Italie pour aller vers la rue Mouffetard, plus loin, vers le quatier latin, un peu plus loin, vers Châtelet, et encore un peu plus loin vers... vers le Nord ? Il est des choses que l'on ressent violemment sans jamais pouvoir les expliquer, comme cette attraction étrange que je subis pour le Nord... mais quel Nord ? Le Grand Nord ? le Nord de Paris ?...

Pourquoi, me sachant si sensible à la froideur du temps et des gens, je persiste à m'aventurer vers des terres qui me resteront à jamais inhospitalières ? Nous sommes tous masos, certains plus que d'autres.

Je sentais le soleil chaud me pincer le cul et me caresser le torse, mais il aurait pu continuer longtemps encore avant de pouvoir réchauffer la boule de glace qui me gèle les côtes depuis tellement de temps maintenant.
C'est amusant comment parfois l'envie de me balader me prend au point que je n'arrive plus à contrôler mes jambes. C'est comme si mon corps, désespéré de se voir un jour enfermé dans une monotonie mortelle, cherchait à tout prix à briser l'immobilité qui fige depuis quelques années mon existence...
Alors, par peur sans doute, il me fait marcher.

Arrivé place de la contrescarpe, j'ai posé mon cul sur la fontaine, au milieu des cafés et des musiciens de rue.

À nouveau, je sentais l'eau s'effondrer derrière moi.
À nouveau, je me suis mis à attendre.
J'ai réfléchi quelques secondes et finalement, je me suis dit qu'il avait raison quand il disait qu'on attend toujours quelque chose de chaque évènement ou de chaque situation. C'est juste que je ne savais pas franchement quoi...

J'attendais, assis comme une merde au milieu de cette place, et j'ai senti une vague de chaleur me caresser les joues. Je l'ai d'abord prise pour le soleil venu me tenir compagnie, mais j'ai réalisé ensuite que mon coeur s'était un peu réchauffé auprès d'une petite flamme vacillante qui trouvait son foyer non pas dans le ciel mais en moi-même.




Il me semble que cette flamme c'était l'espoir...