J'écoute : Cynthia Harrel "Snake Eater"
Je regarde : la ville la nuit
Je lis : pix'n love / modulations
Je joue : quand je peux
Je mange : pas des masses
Je bois : trop... *burp*
Je cite : "Et mainenant, où va aller le nouveau-né ? le net est vaste et infini..."
Je pense : ça ira mieux demain
Je rêve : encore et toujours
(mis à jour mercredi 13 août 2008 à 22:12)

30/01/2007

30/01/07 - 18:29

intermède

Enfin me voilà possesseur des clés du Paradis!!!
non pas ces solides tiges métalliques aux fioritures superfétatoires et aux appendices de plomb utiles notamment pour ouvrir une porte, et tintinabulant aux hanches de St-Pierre ; non, mais un maigre fragment de carton simplement imprimé de quelques lettres vulgaires en caractères gras, cachant vaguement un faiblard et maladroit dégradé virant d'un jaune maussade à un bleu-mauve chiotte banalement vomitif... pourtant, sur cette surface vilaine de plusieurs centimètres carrés, parcourue çà et là de quelques formules ésotériques occultes et autres numéros de série, siège, modeste et fluet, semblant se cacher par honte d'avoir à se montrer sur un si grossier support, un léger imprimé brillant, unique sceau et gageure d'authenticité du reliquat de papier qui l'accompagne. Lui seul peut espérer un jour attirer l'attention d'un passant et prouver ainsi la valeur de son médiocre compagnon de voyage. À eux deux, ils peuvent fournir l'accès à leur maître à un monde de rêve, de sons, assez fugace pour ne durer que la date évoquée dessus.
Certaines personnes donnent dans les films des canons à photons, des destructeurs élémentaires à leurs personnages, créent des créatures chimériques organiques et mécaniques, des monstres abjects et repoussant, alors qu'il suffit parfois seulement d'un bout de papier et de la signature ou de l'imprimé qui l'accompagne pour faire frémir plusieurs centaines de personnes à la fois.



J'ai mes billets ! et Dieu sait que je frémis !

commentaires

30/01/07 - 19:18

Zut, je pensais être seul au milieu de Bercy :)

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.