25/06/2008ça ira mieux demain
Aujourd'hui j'ai accompagné Lola à la gare, avec des amies.
Elle part un an en Angleterre. Lola. La gare.
Lieu de transit, d'échange, de passage, de transition... submergé par la résonnance des cris, des bruits de foule et de machineries des escalators... amoncellement de lignes verticlaes et horizontales, dont certaines s'échappent vers un point de fuite peu distinct.
Le même goût amer des départs dans la bouche de tous...
Certains partent fuir leurs soucis, certains se demandent s'ils ne feraient pas mieux de rater leur train, d'autres restent sur le quai en laissant s'enfuir une partie d'eux, le quai. Le quai. C'est une chanson de monsieur max ça... "tu étais sur le quai, tu partais pour toujours, mon amour".
Aujourd'hui j'ai laissé partir Lola, une bonne partie de moi. Une bonne partie aussi des 3 autres personnes avec qui je suis allé l'accompagner. La précipitation, l'enregistrement, les bagages, nous donnent une petite dose d'adrénaline qui nous anesthésie à tout sentiment sur l'instant. Et puis on l'a vue partir après les portillons de sécurité, marchant au ralenti (tellement qu'on aurait cru qu'elle reculait), se retournant tous les 5 mètres avec un gros sourire sur la trombine... C'est là, pendant cet instant où, immobiles, on récupère des derniers stress, qu'on commence à avoir la gerbe.
:(
Aujourd'hui j'ai laissé partir Lola. J'ai gardé d'elle sa N64, quatre pousses de bambou, beaucoup de souvenirs.
Une transition. Un passage. Elle part étudier un an, et dans 2 mois c'est Isabel que je laisserai partir pour un an à Rome. On se sent vite seuls, presque orphelins... on aimerait cristalliser le temps sur les derniers jours où la proximité du départ nous a fait profiter les uns des autres. Mais le temps court et ne se retourne pas, les choses et les gens avancent, sans pour autant que le monde ne s'écroule... Alors on fait avec.
Dans 2 mois, c'est sarah qui revient d'un an au Mexique.
Certains partent, certains reviennent, d'autres restent. C'est comme ça. Ne pas combattre les choses, qui ne sont pas si mauvaises dans le fond. Combattre ses sentiments, ses ressentis. Et c'est ce combat qu'on appelle plus communément "la vie" ?
La vie ça craint.
Aujourd'hui, j'ai grandi.
Aujourd'hui, j'ai vieilli... (comme disait zazie dans le métro)

18/06/2008ça ira mieux demain
...'hope everything is just a dream, just a bad dream....
...SEE YOU, SPACE COWBOY...
17/06/2008Fahrenheit 451Eh oui, il danse, bien. Très bien même. Taku pourra vous le confirmer.
Grosse flippe dans l'aprem', ne voyant plus de blog sur le profil du concerné..! Heureusement avec l'aide de quelques GAiens j'obtiens le lieu et l'heure du rendez-vous secret... ce fut à l'Espace Sud de la cité U.
Une salle de danse sans prétention, quelques personnes à la souplesse juvénile, et puis le charme opère. Bien vite l'esprit s'évade de ces quatre murs et s'envole vers un monde imaginaire accompagné de ces danseurs aux mouvements presque surréalistes.
J'en suis convaincu, ce ne sont pas des hommes !^^
Très belle performance. Bravo. 13/06/2008ça ira mieux demainangoisse 06/06/2008ça ira mieux demainPourquoi tu fais rien comme tout le monde ? Pourquoi tu fais rien comme il faut ? Pourquoi t’es asocial ? Pourquoi tu mets pas de gel alors que tout le monde en met et pense que c’est cool ? Pourquoi tu mets des fringues que personne met et pense que ça craint ? Pourquoi tu restes immobile sous la pluie alors que tout le monde va se planquer ? Pourquoi t’es jamais à l’heure ? Pourquoi t’es maladroit avec les gens ?
chépa
Avoir jeté mes premierss miasmes en plein XIXè parisien ne m'a étrangement pas aidé à me fondre dans la masse citadine de monsieur plein de gens. Au lieu de sortir jouer avec les autres aux parcs environnants, comme tout fils de Buttes (Chaumont) qui se respecte, je suis toujours resté enfermé dans ma chambre, à lire, dessiner, faire de la merde quoi.
G33k avant l'heure ?
Flemme juvénile ou peur névrotique du "monde extérieur" ?
Mon père est charentais (pas de bol), ce qui m'a amené à passer mes vacances, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, dans la grande maison de mémé à Angoulême. C'est étrange, mais je n'ai jamais réussi à me sentir franchement chez moi dans un bled où je ne passais que périodiquement en vacancier... ce qui m'a toujours mis mal à l'aise avec les gens de mon âge qui pouvaient y habiter. Je n'y ai pas grandi, moi.
Après tout, j'étais de Paris...
Et à Paris, le trop-plein de gosses survoltés en ovomaltine, ricoré ou autre connerie survitaminée, m'a toujours submergé au point que je devais fuir les autres pour rester... dans ma chambre.
Ma mère est sud-coréenne. Pas chinoise ni japonaise, sud-coréenne. Cela m'a amené à faire quelques A/R Paris-Séoul pour rendre visite aux tontons et tatas (rien à voir avec les tatas du marais), en famille bien sûr. Etrange sensation après quelques jours au pays du matin calme que de ressentir cette ambiance définitivement familière dans les rues, les magasins (oui certes l'odeur du riz et du Kimchi, mais ce n'est pas de cela dont je vous parle), à la maison. Comme... chez un très bon ami d'enfance, un ami chez qui je retrouve quelque chose de connu.
Pourtant, chez un ami, on a beau suivre la consigne et faire comme, on n'est pas chez soi. Je ne parle même pas le coréen, comme tout métisse qui se respecte.
Pas chez moi. Voilà.
Je suis toujours resté étranger à ce (ceux) qiu m'entoure(nt), même dans les endroits qui devaient m'être les plus familiers. C'est peut-être ce qui me fait me sentir toujours en-dehors des choses.
Mon seul "vrai" chez moi, c'est probablement ma chambre.
Je ne suis pas coréen (du moins pas pleinement), ni charentais, ni parisien...
Marginal ? Non. Apatride. 04/06/2008ça ira mieux demain
... SEE YOU, SPACE COWBOY...
01/06/2008ça ira mieux demainJe sens mon coeur battre...
rien que pour ça, il me gêne  |
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