ça ira mieux demain
Pourquoi tu fais rien comme tout le monde ? Pourquoi tu fais rien comme il faut ? Pourquoi t’es asocial ? Pourquoi tu mets pas de gel alors que tout le monde en met et pense que c’est cool ? Pourquoi tu mets des fringues que personne met et pense que ça craint ? Pourquoi tu restes immobile sous la pluie alors que tout le monde va se planquer ? Pourquoi t’es jamais à l’heure ? Pourquoi t’es maladroit avec les gens ?
chépa
Avoir jeté mes premierss miasmes en plein XIXè parisien ne m'a étrangement pas aidé à me fondre dans la masse citadine de monsieur plein de gens. Au lieu de sortir jouer avec les autres aux parcs environnants, comme tout fils de Buttes (Chaumont) qui se respecte, je suis toujours resté enfermé dans ma chambre, à lire, dessiner, faire de la merde quoi.
G33k avant l'heure ?
Flemme juvénile ou peur névrotique du "monde extérieur" ?
Mon père est charentais (pas de bol), ce qui m'a amené à passer mes vacances, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, dans la grande maison de mémé à Angoulême. C'est étrange, mais je n'ai jamais réussi à me sentir franchement chez moi dans un bled où je ne passais que périodiquement en vacancier... ce qui m'a toujours mis mal à l'aise avec les gens de mon âge qui pouvaient y habiter. Je n'y ai pas grandi, moi.
Après tout, j'étais de Paris...
Et à Paris, le trop-plein de gosses survoltés en ovomaltine, ricoré ou autre connerie survitaminée, m'a toujours submergé au point que je devais fuir les autres pour rester... dans ma chambre.
Ma mère est sud-coréenne. Pas chinoise ni japonaise, sud-coréenne. Cela m'a amené à faire quelques A/R Paris-Séoul pour rendre visite aux tontons et tatas (rien à voir avec les tatas du marais), en famille bien sûr. Etrange sensation après quelques jours au pays du matin calme que de ressentir cette ambiance définitivement familière dans les rues, les magasins (oui certes l'odeur du riz et du Kimchi, mais ce n'est pas de cela dont je vous parle), à la maison. Comme... chez un très bon ami d'enfance, un ami chez qui je retrouve quelque chose de connu.
Pourtant, chez un ami, on a beau suivre la consigne et faire comme, on n'est pas chez soi. Je ne parle même pas le coréen, comme tout métisse qui se respecte.
Pas chez moi. Voilà.
Je suis toujours resté étranger à ce (ceux) qiu m'entoure(nt), même dans les endroits qui devaient m'être les plus familiers. C'est peut-être ce qui me fait me sentir toujours en-dehors des choses.
Mon seul "vrai" chez moi, c'est probablement ma chambre.
Je ne suis pas coréen (du moins pas pleinement), ni charentais, ni parisien...
Marginal ? Non. Apatride.
06/06/08 - 20:31
et si finalement tu etais comme tout le monde... Et si beaucoup de gens se posaient les memes questions, les memes sentiments.. Tu es loin d'etre différents des autres!
didoulove