J'écoute : Cynthia Harrel "Snake Eater"
Je regarde : la ville la nuit
Je lis : pix'n love / modulations
Je joue : quand je peux
Je mange : pas des masses
Je bois : trop... *burp*
Je cite : "Et mainenant, où va aller le nouveau-né ? le net est vaste et infini..."
Je pense : ça ira mieux demain
Je rêve : encore et toujours
(mis à jour mercredi 13 août 2008 à 22:12)

06/06/2008

06/06/08 - 20:22

ça ira mieux demain

Pourquoi tu fais rien comme tout le monde ? Pourquoi tu fais rien comme il faut ? Pourquoi t’es asocial ? Pourquoi tu mets pas de gel alors que tout le monde en met et pense que c’est cool ? Pourquoi tu mets des fringues que personne met et pense que ça craint ? Pourquoi tu restes immobile sous la pluie alors que tout le monde va se planquer ? Pourquoi t’es jamais à l’heure ? Pourquoi t’es maladroit avec les gens ?




chépa

Avoir jeté mes premierss miasmes en plein XIXè parisien ne m'a étrangement pas aidé à me fondre dans la masse citadine de monsieur plein de gens. Au lieu de sortir jouer avec les autres aux parcs environnants, comme tout fils de Buttes (Chaumont) qui se respecte, je suis toujours resté enfermé dans ma chambre, à lire, dessiner, faire de la merde quoi.
G33k avant l'heure ?
Flemme juvénile ou peur névrotique du "monde extérieur" ?

Mon père est charentais (pas de bol), ce qui m'a amené à passer mes vacances, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, dans la grande maison de mémé à Angoulême. C'est étrange, mais je n'ai jamais réussi à me sentir franchement chez moi dans un bled où je ne passais que périodiquement en vacancier... ce qui m'a toujours mis mal à l'aise avec les gens de mon âge qui pouvaient y habiter. Je n'y ai pas grandi, moi.
Après tout, j'étais de Paris...

Et à Paris, le trop-plein de gosses survoltés en ovomaltine, ricoré ou autre connerie survitaminée, m'a toujours submergé au point que je devais fuir les autres pour rester... dans ma chambre.

Ma mère est sud-coréenne. Pas chinoise ni japonaise, sud-coréenne. Cela m'a amené à faire quelques A/R Paris-Séoul pour rendre visite aux tontons et tatas (rien à voir avec les tatas du marais), en famille bien sûr. Etrange sensation après quelques jours au pays du matin calme que de ressentir cette ambiance définitivement familière dans les rues, les magasins (oui certes l'odeur du riz et du Kimchi, mais ce n'est pas de cela dont je vous parle), à la maison. Comme... chez un très bon ami d'enfance, un ami chez qui je retrouve quelque chose de connu.
Pourtant, chez un ami, on a beau suivre la consigne et faire comme, on n'est pas chez soi. Je ne parle même pas le coréen, comme tout métisse qui se respecte.

Pas chez moi. Voilà.

Je suis toujours resté étranger à ce (ceux) qiu m'entoure(nt), même dans les endroits qui devaient m'être les plus familiers. C'est peut-être ce qui me fait me sentir toujours en-dehors des choses.
Mon seul "vrai" chez moi, c'est probablement ma chambre.

Je ne suis pas coréen (du moins pas pleinement), ni charentais, ni parisien...

Marginal ? Non. Apatride.

commentaires

06/06/08 - 20:31

et si finalement tu etais comme tout le monde... Et si beaucoup de gens se posaient les memes questions, les memes sentiments.. Tu es loin d'etre différents des autres!

06/06/08 - 21:18

didoulove : +1

06/06/08 - 21:51

c'est bien ce que je dis... marginal ? non.

06/06/08 - 22:00

Je suis aussi un marginal, 'original' pour les gens du cru !

En plus d'être "doué" j'ai eu du mal à me fondre dans la masse !

Il te reste l'art pour surmonter ton "handicap" ou les sciences ésotériques !

06/06/08 - 22:21

L'apatride, par définition, touche a l'universel.Hors des nations, il est de toutes les nations.

07/06/08 - 00:01

tu n es pas marginal!! loin de là

07/06/08 - 01:08

Marginal, Qui est en marge.
[sens figuré] Qui est à côté, secondaire, annexe.
Personne qui vit en marge de la société.

Apatride, personne sans nationalité.

Joon, ton problème ne se situe pas à mon sens à ce niveau. Il y en a un, que connaissent notoirement les métis, qui relève de ce qu'ils sont à cheval entre deux cultures dans lesquelles ils sont incapables de se reconnaître pleinement.
Cette difficulté, d'autres la partagent, enfants issus de couples de nationalités différentes, milieux sociaux différents, cultures différentes, religions différentes.
Adrien connaît le même problème, ton serviteur également qui, à près de 50 ans, ne sait toujours pas de quelle culture il est.

A 20 ans, cela semble insurmontable, voire insupportable, parce qu'à cet âge, sauf à avoir une personnalité particulière, on cherche à s'identifier à un groupe, un clan , une tribu. Dans pas longtemps, tu comprendras que ta différence sera ta force, qu'elle t'empêchera de bêler avec le troupeau ou de hurler avec les loups, parce que toi tu auras un avantage: Sans cesse écartelé entre deux mondes, tu auras appris à les regarder avec recul comme tu regarderas alors toutes autres choses. Savoir prendre du recul, aux jours d'aujourd'hui est une richesse dont bien peu disposent. Alors, tu pourras te dire avec fierté, en observant la multitude des gens avec œillères, je suis DIFFERENT.

Bon courage
Bises
Jeff

07/06/08 - 01:54

did' > bah voui, c'est ce que je dis : marginal ? non pas marginal, plutôt apatride...

08/06/08 - 19:31

Cosmopolite, ni d'ici ni d'ailleurs, presque partout chez lui, presque ailleurs, presque des nôtres. L'essentiel n'est-il pas d'être de soi, à soi, pour soi, en soi ?

18/06/08 - 16:47

Ou alors, plutôt que de se sentir différent, apatride, marginal, se sentir comme Diogène de Sinope, "Citoyen du monde". Plutôt que de se sentir en-dehors de tout, se sentir comme faisant un peu partie de tout vu que tu as en commun avec le reste du monde ton "Humanité"

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